L’euro a franchi depuis quelques jours la barre fatidique de 400 UM sur le marché parallèle mauritanien. « L’euro s’échange maintenant entre 401 et 402 UM, comme avant le 3 août 2005, la demande est forte, mais il n y a pas de devises» déclare M. Hademine, un cambiste mauritanien du «Marché de la Capitale» à Nouakchott. En aout 2008, l’euro se négociait au marché paralléle entre 375 et 380 UM. au faible rendement des secteurs du tourisme, de la pêche et à l’arrêt des conventions de financement suite à la crise politique que nous vivions avant l’élection présidentielle», explique de son coté, un expert bancaire qui a préfère garder l’anonymat. Et d’ajouter : «L’euro a atteint le seuil maximal. Espérons que les experts du Fonds Monétaire International (FMI) qui seront à Nouakchott dans quelques jours étudieront avec les autorités les mesures de nature à faire baisser cette terrible flambée, qui aurait pu être pire.» A noter que la Banque Centrale de Mauritanie (BCM) affiche au 27 août sur son site Internet que le cours officiel de l’euro est fixé à 368, 50 UM à l’achat, et 372, 19 UM à la vente. © Tahalil |
jeudi 27 août 2009
L’euro franchit la barre fatidique de 400 UM
Le ministre de la santé: Nous allons, en 2 ans mettre fin aux évacuations sanitaires à l'étranger

Mauritanie / Santé
Le ministre de la santé: Nous allons, en 2 ans mettre fin aux évacuations sanitaires à l'étranger
Nouakchott, 26 août 2009 (AMI)-Le ministre de la santé, Dr Cheikh El Moktar Ould Horma Ould Babana a affirmé ce mercredi que la Mauritanie va acquérir dans les deux prochaines années les équipements médicaux et compétences humaines nécessaires pour mettre fin aux évacuations de malades à l'étranger pour lesquelles l'Etat dépense annuellement une enveloppe de l'ordre de 8 millards.
Le ministre, qui s'exprimait lors d'une visite au chantier de réhabilitation des locaux du centre hospitalier mère et enfant de Nouakchott (CMF),a ajouté que d'énormes efforts sont à pied d'oeuvre pour mener les réformes permettant aux formations hospitalières d'être en harmonie avec les normes internatialement reconnues en la matière, conformément à l'intérêt qu'accorde le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à la santé des populations.
Au sujet du CMFqui assure actuellement soixante consultations par jours en gynécologie et en pédiatrie, le ministre a indiqué que les instructions ont été données pour son extension et son équipement en plateau technique performant.
Et d'ajouter que les politiques sanitaires nationales visent essentiellement à fournir aux citoyens les services de santé de qualité, appelant ces derniers à placer leur confiance aux praticiens nationaux.
Selon sa directrice, Dr Ba Aissata Yahya, le CMF comprend un service de gynécologie, un autre de pédiatrie et un autre de réanimation ainsi qu'une pharmacie. Son personnel soignant se compose de cinq gynécologues, quatre pédiatres, 10 sages-femmes et dix infirmiers.
© AMI
Détenus salafistes : Oui au dialogue ... Non au dialogue
Le détenu salafiste Taher Ould Biyé dit «Al Mouthenna» a lancé le 24 août un appel aux autorités mauritaniennes pour mettre terme aux souffrances dans les prisons, responsables selon lui, des violences vécues en Mauritanie ces dernières années. «Les jeunes préfèrent la mort avec des ceintures d’explosives à l’enfer des prisons» a-t-il déclaré à l’ANI. Selon Ould Biyé, les violences perpétrées, depuis 2005 (avec Lemgheity), sont intervenues en réaction à l’emprisonnement des oulémas, et aux mauvais traitements infligés aux détenus islamistes. En Mauritanie, Ould Dedew et "Al Majlissi" (photo)sont les plus indiqués. Ce dernier le plus en vue par la nouvelle génération est en prison depuis janvier 2008. Les autorités lui reprochent d’avoir reçu appel téléphonique d’un salafiste en cavale et de ne pas avoir rendu compte. © Tahalil Hebdo |
mercredi 26 août 2009
Le patriarche du clan Kennedy est mort
par RFI
Article publié le 26/08/2009 Dernière mise à jour le 26/08/2009 à 16:12 TU
Le sénateur démocrate du Massachusetts Edward Kennedy, surnommé Ted, le 18 avril 2008 à Boston..
(Photo : Reuters)
Fils cadet du clan Kennedy, Teddy a longtemps vécu dans l'ombre de ses grands frères, John et Robert, dont la mort tragique a fait des légendes. Il avait tenté de forcer le destin familial en 1980, en se lançant dans une périlleuse course à la Maison Blanche, contre le président démocrate sortant, Jimmy Carter.
Les divisions de la gauche avaient alors contribué à la victoire de Ronald Reagan. Après cet épisode, Ted Kennedy, élu sénateur du Massachussets sans discontinuer depuis 1962, alors qu'il n'avait que 30 ans, s'était forgé une image de patriarche de la politique américaine.
Mais cette image n'était pas sans taches. En 1969, au volant d'une voiture, et aux côtés d’une femme qui avait travaillé pour la campagne présidentielle de son frère, Ted Kennedy était tombé d'un pont à Chappaquiddick Island. Il en avait réchappé, mais sa passagère était morte noyée. Il n'avait prévenu les autorités que le lendemain et avait écopé de deux mois de prison pour délit de fuite. La peine fut suspendue, mais cet accident anéantit ses chances de se présenter un jour à la Maison Blanche. Les scandales liés à ses frasques de séducteur s'enchaînent au point qu'il doit faire un mea culpa public au début des années 90.
Le soutien à Obama
L'année dernière, il avait apporté la caution du clan Kennedy à Barack Obama, en présentant le jeune candidat comme le continuateur de l'oeuvre entamée par son frère à la Maison Blanche.
La grande oeuvre de sa vie, c'était la réforme de l'assurance maladie et Barack Obama comptait bien sur l'influent sénateur pour appuyer ses projets dans ce domaine.
Trois mois après avoir appris sa maladie, il avait ému tous les participants à la Convention démocrate en rendant un hommage à Barack Obama, dont il avait favorisé l'investiture en lui apportant son soutien.
Atteint d'une tumeur au cerveau, le vieux lion, comme on le surnommait en raison de son imposante chevelure blanche, avait été victime d'un malaise le 20 janvier au cours de la cérémonie d'investiture de Barack Obama.
Dans une poignante confession sur la gravité de son état de santé, il avait demandé la semaine dernière au gouverneur du Massachusetts de lui trouver un remplaçant au Sénat.
Il est décédé deux semaines jour pour jour après sa grande sœur, Eunice Shriver, fondatrice du Jeux paralympiques. Des 9 enfants de la légendaire famille, il ne reste aujourd'hui que Jean, ancienne ambassadrice des Etats-Unis en Irlande, âgée de 81 ans.
Le Lion du Sénat est mort
« Ce démocrate progressiste savait travailler avec les républicains les plus conservateurs pour obtenir l’adoption de lois qui lui étaient chères. Il sera mort sans voir celle pour laquelle il avait livré son dernier combat. »
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Les réactions à la mort d'Edward Kennedy
« Nous avons perdu le centre irremplaçable de notre famille et une lumière joyeuse dans nos vies. Mais sa foi, son optimisme et sa persévérance resteront à jamais dans nos cœurs. Il aimait son pays et a voué sa vie à le servir. Il a mené un combat infatigable pour la justice sociale et contre la pauvreté », déclare la famille Kennedy dans un communiqué.
Barack Obama, le président américain, a déclaré avoir « le cœur brisé » par la mort du sénateur Ted Kennedy. « Sa mort, a-t-il ajouté, a mis fin à un important chapitre de la vie politique américaine ».
« Oncle Teddy était connu dans le monde comme « le lion du Sénat », un champion de la justice sociale et une icône politique. Il était surtout le pilier de notre famille. J'ai bénéficié personnellement de son expérience et de ses conseils. ». Arnold Schwarzenegger, gouverneur de Californie, et époux d’une nièce du défunt sénateur.
« Le rêve de Ted Kennedy d'un système de santé de qualité pour tous les Américains s'accomplira cette année grâce à son rôle d'entraînement et à l'inspiration qu'il a suscitée ». Nancy Pelosi, présidente de la Chambre des représentants américains.
« Compte tenu de nos divergences politiques, les gens étaient parfois surpris de voir à quel point Ronnie (l'ancien président Ronald Reagan) et moi-même étions proches de la famille Kennedy... Ronnie et Ted avaient beaucoup de respect l'un pour l'autre. Au cours des dernières années, Ted et moi-même avions trouvé un terrain d'entente sur les cellules souches embryonnaires et je le considérais comme un allié et un ami ». Nancy Reagan, épouse de l’ancien président Ronald Reagan ( 1981-1989)
« Même si nous n'étions pas d'accord sur de nombreuses questions politiques, j'ai toujours respecté son engagement constant pour le pays… Ted Kennedy était une figure influente au Sénat, un dirigeant qui a fait son devoir pendant 47 ans et dont la mort clôt un chapitre remarquable dans l'histoire de cette institution ». George Bush père, ancien président des Etats-Unis (1989-1993).
« Le sénateur Edward Kennedy sera pleuré non seulement en Amérique mais sur chaque continent », a déclaré le Premier ministre britannique Gordon Brown dans un communiqué. « Il est admiré dans le monde comme le sénateur des sénateurs », a-t-il ajouté, se disant « fier » de l'avoir compté au nombre de ses amis.
« Ted Kennedy est une personnalité qui inspirait l’admiration, le respect et la dévotion, non seulement en Amérique mais dans le monde. Il incarnait les valeurs d’équité, de justice et d’égalité des chances », a déclaré dans un communiqué Tony Blair, prédécesseur de Gordon Brown à Downing Street.
« L’Irlande a perdu un véritable ami avec la mort du sénateur Edward Kennedy dont la famille est originaire de l’île. Ted venait de la famille américano-irlandaise la plus célèbre. Et par ses efforts et ses réalisations, il a encore ajouté à la réputation d’une grande famille ». Brian Cowen, Premier ministre irlandais.
Harry Reid, le leader de la majorité démocrate au Sénat, a exprimé sa tristesse face à la disparition de « notre patriarche ». Il a rendu hommage à son travail, faisant notamment valoir que « grâce à lui, beaucoup d’enfants ont pu être soignés ».
« Kennedy est un ami depuis 30 ans, un grand patriote américain, un grand champion d’un monde meilleur, un grand ami d’Israël. Il va cruellement nous manquer ». Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien.
« Une lumière si longtemps vigoureuse s’est éteinte pour tous ceux qui aspirent à un monde plus juste. Le sénateur démocrate était un symbole en faveur des plus hautes valeurs humaines, la santé et l’éducation…Jusqu'à son dernier souffle, Edward Kennedy aura magnifiquement incarné les valeurs démocrates et un idéal d’équité. Avec sa disparition, les Américains et tous les démocrates du monde entier perdent une référence et un ami ». Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères.
« La commission est très triste d’apprendre le décès du sénateur Kennedy. C’était un serviteur du public désintéressé, qui s’est battu pour les droits de tous les américains, et qui a cherché à aider les gens dans les pays en développement à travers le monde. Il restera dans les mémoires comme l’un des législateurs les plus populaires et les plus efficaces de l’histoire de l’Amérique ». Déclaration faite par un porte-parole de la commision Européenne.
« Avec Ted Kennedy, l'Allemagne et l'Europe perdent un ami de valeur. Son engagement pour la justice et la paix était emprunt de conviction et de fermeté ». Angela Merkel, chancelière allemande.
Ted Kennedy « a fait entendre sa voix dans la lutte contre l'apartheid à une époque où le combat pour la liberté n'était pas soutenu largement dans les pays occidentaux. Nous restons reconnaissants pour le rôle qu'il a joué ».Nelson Mandela, ancien président sud-africain.
© Rfi
Un commerçant se dit « volé » par des éléments de la garde présidentielle (BASEP)
Un commerçant se dit « volé » par des éléments de la garde présidentielle(BASEP) Dans une déclaration à l’ANI, le commerçant Mohamed Yeslem Ould Mohamed Abdallahi , a lancé un appel au président Mohamed Ould Abdel Aziz pour que justice soit faite dans son cas. Il accuse deux éléments de la garde républicaine (BASEP) de lui avoir volé, de sa boutique sise à « Las Palmas » dans la Moughataâ de Tevragh Zeina, à un mouvement où il estime que son affaire a été négligée par les autorités administratives de cette Moughataâ. Il a ajouté qu’on a refusé de mettre les deux militaires du BASEP à la disposition de la brigade mixte de gendarmerie où la procédure de poursuite pourra être entamée dans leur cas spécifique. Pour ce commerçant, cette affaire a débuté dans la journée du vendredi 31 juillet 2009, dans l’après-midi, quand des inconnus étaient venus briser la porte de son échoppe sise à Las Palmas Tevragh Zeina) d’où ils ont volé la somme de 200 000 UM, en plus de la valeur 300 000 UM, sous forme de carte de recharge téléphoniques, en plus de cinq téléphones portables. Après avoir saisi la police, le commissariat de Tevragh Zeina II a ouvert une enquête. Après analyse de conversations téléphoniques faites par les deux accusés à partir des appareils volés, la police les a identifiés comme étant des soldats travaillant à l’unité de sécurité présidentielle. Mohamed Yeslem poursuivra que la police a saisi le BASEP à propos de leur cas et que le commandement de cette unité a promis d’effectuer sa propre enquête dans ce cas précis. Après deux jours, Mohamed Yeslem a dit avoir reçu un appel du BASEP pour confirmer l’exactitude de tout ce qu’il a déjà dit dans à propos de ce vol et que un téléphone volé a été saisi sur l’un des soldats concernés. A partir de là poursuit Yeslem, le dossier a été transféré à la brigade mixte de gendarmerie, spécialisée dans ce genre de procédure concernant les militaires en service. La brigade mixte a écrit une note destinée au BASEP, portant le numéro 10-82, en date du 4 août 2009, à deux jours du transfert du dossier, demandant la mise à sa disposition, d’urgence, des deux principaux accusés dans cette affaire. Cette lettre est restée sans réponse, ce qui m’a conduit à saisir le parquet où j’ai introduit une plainte auprès du vice-procureur de la république, lequel m’a demandé de revenir le voir dans une semaine. Au retour, poursuit le commerçant, le vice-procureur me recommande chez le procureur général, lequel n’a jamais voulu me recevoir. « Enfin, dit-il, je demande l’intervention du président de la République afin que justice soit faite dans mon cas, si vraiment Ould Abdel Aziz tient à ses engagements ». © ANI |
Sénégal:Impliqué dans l’attentat contre l’ambassade de France à Nouakchott, un Mauritanien sous mandat de dépôt à Dakar.
Ce dernier, qui se nomme Ahmed, a été arrêté pour faux et usage de faux. Ce ressortissant mauritanien est impliqué dans l’attentat contre l’ambassade de France à Nouakchott.
Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, il a été placé sous mandat de dépôt, en attendant une demande d’extradition en bonne et due forme de la Mauritanie.
Interrogé sur son implication dans l’attaque contre le siège de la représentation diplomatique française en Mauritanie, Ahmed a reconnu son appartenance au mouvement terroriste Al Qaïda au Maghreb islamique.
© Le Quotidien
Bonne gouvernance : Une opération main propre serait en l’air

. Pour lui, disait-il, si parmi ses soutiens certains n’étaient pas propres, il n’hésiterait pas à les sanctionner. Donc, en joignant la parole à l’acte, Ould Abdel Aziz a frappé fort parmi ses soutiens. C’est un coup de massue qui donne la trouille aux nouveaux ministres qui en tremblent encore. Ils doivent veiller à la bonne gestion des ressources publiques de l’Etat mis à leur disposition. Le message Ould abdel Aziz est plus que clair.
Sans attendre, déjà pour la Sonimex, Mourtéji Ould Elwavi aurait été proposé au Conseil d’Administration de la Société Mauritanienne d’Import Export pour remplacer Ould Agatt. Que reproche t-on de si grave aux deux hommes pour qu’ils soient relevés de leurs fonctions en même temps ? S’agissant de la Commission Centrale des Marchés, la thèse la plus plausible parle d’un marché ayant fait l’objet d’un appel d’Offres et qui aurait fini par être attribué à une société sénégalaise au détriment de la société ATTM, une filiale de la SNIM, malgré qu’elle ait été la moins disante. Bien que les collaborateurs de Bâ Yahya Bocar aient donné les bons conseils d’usage en la matière, le président de la Commission Centrale des Marchés n’aurait rien voulu comprendre estimant, semble t-il, que même si l’offre d’ATTM était la moins disante, il doute que la société soit en mesure d’exécuter ce marché dans les délais, car elle aurait un calendrier chargé. Vraie ou fausse, cette histoire serait la coupe qui aurait fait déborder le vase car le président de la Commission Centrale des Marchés, n’était pas, dit-on, dans le sérail de son institution, un homme facile. Il semble qu’il entretenait des relations de travail difficile avec ses collaborateurs. En fait, semble t-il, il n’en faisait qu’à sa tête et agissait comme bon lui semblait. Avec le secrétariat général du gouvernement duquel la Commission Centrale des Marchés (CCM) dépendait, les rapports n’étaient pas des plus sereins. Bâ Ousmane, secrétaire général du gouvernement n’aurait pas apprécié le déplacement de Bâ Yahya Bocar au Canada sans son autorisation. Mis au courant, Moulaye Ould Mohamed Laghdaf, chef du gouvernement, aurait avisé en haut lieu des turpitudes du président de la « Génération du Concret » dont les déplacements dans le département central de Kaëdi et les engagements pris auprès des populations -dans le cadre du soutien politique apporté à Mohamed Ould Abdel Aziz- n’avaient pas les faveurs de la primature. Quant à la Sonimex, on avance des histoires de faux en écritures comptables pour expliquer son limogeage.
A qui le tour maintenant ?
De source bien informée, l’après ramadan ou même la fin du mois d’août réserve des surprises à bon nombre de responsables qui gèrent des institutions étatiques ou semi étatiques. Pour l’heure, Ould Abdel Aziz qui se serait tapé dix jours de vacances, aurait fait suspendre la signature du directeur du Budget, du trésor public etc. Une mesure qui laisse présager d’un coup de balai assez vaste dans ces deux institutions et qui, dit-on, pourrait toucher jusqu’au simple fonctionnaire. Une opération qui serait bénie par les partenaires au développement désireux de voir le nouveau président mettre fin à la corruption qui gangrène le budget et le trésor public. En effet, une véritable mafia s’est formée dans ces deux institutions où même le simple planton a pignon sur rue pour racketter les pensionnaires de ces deux institutions étatiques. Une situation devenue ingérable, car tous les coups y sont permis pourvu de mettre la main à la poche. Il n’y aurait pas que ces deux institutions qui soient concernées par l’opération main propre. Le projet qui serait encore gardé au secret, viserait, outre les services dépendants du ministère des finances, le ministère des affaires économiques et du développement ainsi que ses différents projets, le ministère de l’agriculture et de l’élevage, les mines et industries, la santé et les affaires sociales, l’équipement et transport, l’éducation nationale, la justice entre autres. Des audits de certains départements seraient diligentés pour faire l’Etat des lieux. On cite la fonction publique devenue un fourre-tout sans rapport avec le travail de l’administration. De source non confirmée, une compression d’un bon nombre de travailleurs non contractuels de l’Etat serait en gestation. Les institutions sécuritaires seraient également en ligne de mire des partenaires au développement. Quand bien même ils sont prêts à aider la Mauritanie à lutter contre le terrorisme, ils souhaitent voir au plus vite les responsables de la sécurité faire le ménage pour lutter contre la corruption qui gangrène le milieu. Ould Abdel Aziz saura t-il prendre le taureau par les cornes et aller en guerre contre la corruption et les détournements de fonds publics ? Rien n’est moins sûr, car les maux ont pris racine depuis plusieurs années.
Moussa Diop
mardi 25 août 2009
Au procès de Duch, la colère des proches des victimes
A Phnom Penh, le temps est venu pour les familles de témoigner contre l'ancien responsable khmer rouge, qui a fait torturer et assassiner 17 000 personnes.
Le premier procès d'un ancien responsable khmer rouge, qui s'est ouvert à Phnom Penh, au Cambodge, le 30 mars dernier, offre depuis une semaine la parole à des proches -notamment occidentaux- de victimes disparues dans l'antichambre de la mort "S-21", l'emblématique centre de sécurité du Kampuchea démocratique que dirigeait d'une main de fer Duch. La puissante charge émotionnelle de leurs dépositions a remis au coeur des débats la tragédie qui s'est jouée dans ce petit royaume d'Asie du Sud-Est entre 1975 et 1979 et mis en lumière l'étendue de ses effets dévastateurs, trente ans après. Avec beaucoup de dignité et de colère aussi, ces parents de suppliciés ont tour à tour raconté leur continuelle quête de justice et de vérité, qui empoisonne leurs vies, et dit tous les espoirs qu'ils plaçaient dans ce tribunal à caractère international.
REUTERS/Extraordinary Chambers in the Courts of Cambodia
Image, extraite d'une vidéo, de l'ancien bourreau khmer rouge de "S-21", Duch, lors de son procès, en avril 2009.
Venus honorer la mémoire d'un époux, d'un père ou d'un frère, des étrangers ont les premiers ouverts le feu, criant à la barre leur souffrance et leur dégoût de l'accusé, Duch, qu'ils ont violemment pris à partie. Sans concession, la Française Martine Lefeuvre est venue "rafraîchir la mémoire à quelqu'un d'amnésique". "L'instigateur de ces tueries est un intellectuel, qui aurait pu enrayer le processus d'extermination, a froidement asséné cette veuve. [...] Il a fait torturer et assassiner 17 000 personnes [...] et, pour moi, il aurait dû se supprimer parce que s'il avait peur de mourir, ce n'était pas une raison pour continuer de torturer et d'assassiner. [...] Avait-il oublié, ce professeur de mathématiques, de réfléchir, pour se gorger de sang, de cris des suppliciés, de cadavres, pendant neuf ans? Si ça ne s'appelle pas s'éclater dans un sale boulot, dites-moi à quoi ça ressemble!"
Le temps n'efface pas l'horreur dans les mémoires
Le Néo-zélandais Robert Hamill, la voix tremblante, n'a pas caché avoir voulu infliger à Duch les mêmes tortures que son frère a sans doute subies à S-21, et s'est directement adressé à l'accusé. "Cependant, si une partie de moi ressent cela, j'essaie de tourner la page. Et cette procédure y participe, merci pour cela. Aujourd'hui, dans le prétoire, je vous envoie le poids écrasant de ces émotions: la colère, le chagrin et la douleur. Et je place cette charge émotionnelle sur votre tête. C'est vous qui avez créé ce fardeau, que personne ne mérite, c'est vous qui devriez le porter et non pas les familles des gens que vous avez tués. Désormais, je ne ressens rien pour vous. Pour moi, au vu de ce que vous avez fait, vous ne faites plus partie de l'humanité."
Les proches de victimes dont la vie s'est brutalement interrompue dans l'enfer de S-21 ont évoqué avec courage un visage aimé à jamais disparu ainsi que leur attente, déçue, de le revoir après des années de recherches. Ils parlent aussi d'un bonheur familial brisé ou encore de l'angoisse face à l'ignorance du sort réservé à ces persécutés, ne pouvant qu'imaginer les supplices les plus inhumains qui leur ont été infligés, comme l'a confié Antonya Tioulong, soeur de l'épouse du leader de l'opposition parlementaire Sam Rainsy, venue témoigner au nom de sa soeur tragiquement disparue. [NDLR: Antonya Tioulong est rédactrice en chef de la documentation de L'Express.]
Faute de corps restitué et de sépulture, tous se raccrochent aux photos précieusement gardées de ces êtres aimés, qu'ils ont produites en audience, pour leur redonner un visage. Ainsi Sa Vandy, un instituteur retraité, a invoqué l'esprit de ce frère que les Khmers rouges lui ont pris: "Je crois véritablement que tu es là et que tu écoutes les débats de cette Chambre parce que, cet après-midi, je prie pour que tu sois ici, pour que tu participes aux débats de manière à ce que tu puisses entendre et voir que j'ai essayé que justice soit rendue pour les actes criminels que tu as subis."
Le temps n'efface rien à leur chagrin, ont martelé en choeur ces parties civiles. Sans exception, elles ont toutes choisi pour l'heure de fermer la porte au pardon. L'accusé, enseveli sous la voix des victimes, a fait montre d'une grande sobriété dans ses observations et adopté une attitude d'autoflagellation, disant accepter toutes les remontrances et tous les châtiments que ses pairs voudraient lui administrer. Il n'a cependant pas répondu à leurs interrogations. Il est resté impassible. Indéchiffrable.
Nouakchott: Une commission pour régler des litiges fonciers installée
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L’opposition dénonce
par PANA , lundi 24 août 2009 | 146 Lectures
Le Rassemblement des forces démocratiques (Rfd), l’un des principaux segments de l’opposition en Mauritanie, a dénoncé, hier lundi, la mauvaise gouvernance sous le régime du nouveau président Mohamed Ould Abdel Aziz, notamment la distribution, à des privilégiés, de terres initialement destinées à des dizaines de milliers de citoyens des zones à habitats précaires de Nouakchott.
Dans une déclaration publiée dans la capitale mauritanienne, le RFD affirme, à titre illustratif, que le lotissement du quartier "Hay Sakine" dans la commune de Dar Naim (banlieue nord de Nouakchott) initié par l’Agence du développement urbain (ADU) et l’administration en faveur des plus pauvres, n’a profité qu’aux riches hommes d’affaires, aux fonctionnaires véreux et aux trafiquants d’influence en tous genres.
Selon la formation politique, plusieurs milliers de familles constituées de veuves, d’orphelins, de malades mentaux et de chômeurs se retrouvent ainsi sans abri ou déplacés vers des zones inhabitables, après une attente de plus de 20 ans pour que justice soit faite.
Le RFD condamne ces pratiques, exige l’annulation de l’opération "honteuse" et lance un appel pour que les familles de ces quartiers soient rétablies dans leur droits au logement décent, selon une clef de répartition juste et équitable limitée aux seuls habitants des zones concernées. Dans son édition de mardi dernier, l’hebdomadaire mauritanien le "Calame" avait publié un reportage sur cette opération de distribution des terrains promise par l’actuel président, Mohamed Ould Abdel Aziz, alors qu’il était encore à la tête de la junte.
Dans son reportage, le "Calame" parle "d’un vrai micmac ... où les pauvres sont encore une fois les dindons de la farce", citant notamment le cas de personnalités issues de quartiers chics de Nouakchott ayant obtenu jusqu’à 85 lots dans le cadre de l’opération.
Par ailleurs, plusieurs islamistes, présumés terroristes, détenus à titre préventif à la prison de Dar Naim de Nouakchott, observent actuellement une grève de faim, a appris hier la Pana de sources judiciaires.
Ces islamistes réclament notamment un repas pour la rupture du jeun et l’amélioration quantitative et qualitative du régime alimentaire à l’occasion du mois béni des musulmans, le Ramadan, qui a débuté en Mauritanie samedi dernier.
Refusant de manger au moment de la rupture du jeun, les détenus islamistes accusent l’administration pénitentiaire "de manquements" à ses engagements.
(Pana)
dimanche 23 août 2009
Ramadan : Distribution de 3 666 kits alimentaires au profit des familles de rapatriés

Suite à la dernière visite du Directeur Général de l’Agence Nationale d’Appui et d’Insertion des Réfugiés (ANAIR), Bâ Madine, dans les sites de rapatriés du Guidimagha, du Gorgol, du Trarza et du Brakna , décision fut prise pour initier, pour la deuxième année consécutive, des actions de solidarité, au cours du mois sacré du Ramadan, pour venir en aide à toutes les familles rapatriées..
Dans les sites des rapatriés du Trarza, cette distribution a commencé avant même le début du mois du jeun et elle a été présidée, vendredi dernier par le Directeur Général Bâ Madine . Idem pour les sites de rapatriés du Brakna, qui ont été, eux, servis jeudi 20 Août 2009. C’est le Directeur Général Adjoint de l’ANAIR, Mohamed Salem Ould Ahmed, qui a eu à présider ce jour-là, une grande cérémonie organisée pour l’occasion à Dar Salam dans la commune de Ouel Birem.
Aujourd’hui, 3 666 dotations pour le Ramadan ont été déjà distribuées au Trarza, au Brakna, en Assaba, au Gorgol et au Guidimagha.. Chaque famille de rapatriés a eu sa propre dotation de dix kilogrammes de sucre, un kilogramme de thé et quatre kilogrammes de dattes. Déjà en septembre dernier, tous les sites de rapatriés du Gorgol, du Guidimakha et de l’Assaba ont bénéficié d’une distribution gratuite exceptionnelle de vivres (50 kilogrammes de riz et 20 litres d’huile par famille). Ce début du mois du Ramadan a aussi coïncidé avec l’inauguration de la mosquée Al Houda Wa Tougha de Dar Salam. Selon Mohamed Ould El Kory, directeur de la communication de l’ANAIR, cet édifice religieux et ses annexes peuvent accueillir plus de deux mille fidèles et sa construction a coûté à l’Agence sept millions d’Ouguiya. Ould El Kory s’est aussi félicité du travail accompli par son agence ces derniers douze mois par la
fourniture des divers appuis à l’installation des 3 666 familles nouvellement arrivées.
A ces rapatriés, l’ANAIR a apporté les réalisations ci-après : Acquisition de 3 612 vaches laitières suitées, c’est-à-dire ayant chacune un veau ou une velle ; Achat de 42 moulins à grain et décortiqueuses pour les coopératives féminines ; Ouverture de 52 magasins communautaires et 10 dépôts pharmaceutiques
installations des équipements pour l’eau potable à partir du fleuve (10 Groupes électrogènes neufs ont été installés dans les villages de Madina Salam, Fass, Gani, Keur-Madické et Thiambène) ;Raccordem
Au Brakna : Forage et équipement à Goural ; Fourniture, installation d’équipement et raccordement à Boynguel Tillé en plus d’un forage équipé dans la même localité ; Raccordement du village de Houdallaye au réseau SNDE de Boghé; Forage et équipement à Dar Salam ; Travaux pour le forage à Hamdallaye.
Un programme d’hivernage a été lancé l’année dernière au Brakna et comporte :
Huit clôtures de protection de réserves fourragères d’une superficie totale de 650 hectares dans les sites des rapatriés des localités de Goural (commune d’Aleg), de Boynguel Thillé et Tantane (commune de Bouhdida), de Houdallaye (commune de Boghé), de Dar Salam et Hamdalaye (commune de Ould Birème) et de Bélél Ourounguel (commune de Aéré Mbar) ; Trois clôtures de protection pour les champs de cultures d’hivernage d’une superficie totale de 150 hectares dans les sites des rapatriés des localités de Boynguel Thillé (commune de Bouhdida), de Houdallaye (commune de Boghé) et de Bélel Ourounguel (commune de Aéré Mbar) ; Plantation d’arbres fruitiers dans l’enceinte des concessions dans tous les sites au Brakna et au Trarza ; Livraison du matériel agricole pour les cultures sous pluie.
En plus de ces actions, tous les sites des rapatriés ont bénéficié d’autres activités agro-sylvo-pastoral
Des activités de nature sociale ont également été réalisées l’année dernière par l’ANAIR : distribution de produits alimentaires et d’habits d’enfants à l’occasion du Ramadan et des deux fêtes d’El Fitr et d’Al Ad’Ha.
L’ANAIR a aussi contribué à l’organisation à Aïoun, capitale de la wilaya du Hodh El Gharbi, du 27 Août au 2 septembre 2008, d’une session spéciale du Parlement des Enfants. Six enfants rapatriés (trois garçons et trois filles) y ont participé. Une colonie de vacances a été aussi organisée à Boghé, du 17 au 26 Septembre 2008, au profit des enfants rapatriés du Sénégal. 80 jeunes venant des différents sites de rapatriés du Brakna ont eu à vivre pendant deux semaines de grands moments de fraternisation avec 80 autres jeunes de la même wilaya. Dans le cadre de ses activités culturelles, l’ANAIR a procédé aussi à la distribution des prix aux meilleurs élèves des rapatriés en marge des fêtes villageoises organisées, au cours du mois de juillet 2009, dans les sites de Houdallaye, Dar Salam, Boynguel Thilé et Hamdallaye. En matière scolaire, outre la construction de salles de classe, l’ANAIR a pris en charge les
prestations d’enseignants, issus de la communauté des rapatriés, pour une durée de cinq mois, dans certains sites.
Poursuivant ses efforts d'insertion des rapatriés du Sénégal, l’ANAIR a aussi organisé, du 14 au 28 décembre 2008, à Boghé, un atelier de formation au profit de 35 auxiliaires vétérinaires. Quinze rapatriés du Trarza et vingt du Brakna ont été sélectionnés pour participer à cette formation dont l'objectif est de contribuer à l'insertion des bénéficiaires, au plan socio-économique, en les dotant des connaissances vétérinaires simples, mais utiles en vue de diagnostiquer les principales pathologies animales fréquentes dans la Vallée. Un autre atelier de formation a été organisé en mai 2009 à Nouakchott au profit de trente femmes issues de cinq sites de rapatriés, dans le domaine de la transformation des produits de la pêche continentale.
Cet atelier vient compléter des actions déjà initiées et mises en œuvre par l’ANAIR, dans le domaine de la pêche continentale, notamment par l’achat de trente-deux pirogues équipées remises aux coopératives des rapatriés. Cet atelier s’est intéressé aux bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication et aux différentes méthodes de conservation du poisson ( réfrigération, congélation, séchage, salage, salé – séché, fumage) .
Ould Rabah Bah
Nomination de Mourteji Ould Elwavi DG de la SONIMEX
Ces mêmes sources ont indiqué que le conseil d’administration de ladite société tient, actuellement, une réunion pour examiner cette proposition.
L’ancien directeur général de la SONIMEX, Mahfoudh Ould Aggatt a été limogé au cours du premier conseil tenu par le gouvernement actuel de Ould Mohamed Laghdhaf
samedi 22 août 2009
Opération Ramadan contre la hausse des prix en Mauritanie
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Le Président de la République s’adresse à la nation à l’occasion du Ramadan
Nouakchott, 21 août (AMI) - Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a prononcé vendredi en fin d’après midi un discours à la nation à l’occasion du mois béni du Ramadan dans lequel il a souligné que l’ampleur des dangers et des défis auxquels fait face notre société en cette période particulière de l’histoire de notre nation exige de nous le resserrement des rangs et la solidarité face aux ennemis du changement constructif.
Voici le texte intégral de ce discours:
«Au nom d'Allah, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Louange à Allah, Seigneur de l'univers, Salut et Paix sur Le Dernier des Prophètes et Messagers.
- Citoyens,
- Citoyennes,
Il m’est agréable de vous présenter ainsi qu’à tous les musulmans mes félicitations à l’occasion du ″mois de ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement ″.
A l’occasion de l’avènement de ce mois béni, l’école de Ramadan ouvre ses portes à tous ceux qui désirent, par conviction, croître leur crédit par la bienfaisance, la charité et la philanthropie.
C’est une école vers laquelle nous devons tous nous ruer pour y puiser des vertus incommensurables de ce mois qui compte une nuit meilleure que mille mois.
Nous accueillons le mois béni du Ramadan alors que nous inaugurons l’ère de la rectification et du changement constructif. Cette heureuse coïncidence nous offre l’opportunité de purifier les âmes des tares que laisse le désir des profits illusoires de ce bas-monde que ravivent sans cesse la cupidité, l’envie, le mensonge et l’hypocrisie.
La première action par laquelle nous devons inaugurer l’ère du changement constructif est de nous rapprocher d’Allah tout en nous conformant à ses prescriptions et en nous éloignant de tout ce qu’il nous interdit.
Nos illustres érudits se doivent, dans ce cadre, de faire connaître aux gens la religion de la clémence et de la modération. Chacun de nous doit contribuer à la propagation des bonnes mœurs et valeurs inspirées de cette religion que certains essaient de souiller par le mensonge et l’ignorance.
- Citoyens,
- Citoyennes,
La religion musulmane prêche la tolérance, la fraternité la commisération mais la faiblesse de la foi induit parfois beaucoup de gens dans des erreurs fatales.
C’est pourquoi, nous assistons aujourd’hui à une crise de mœurs dans notre société. Pour l’éradiquer, nous devons renforcer notre foi en Allah et nous juger nous-mêmes avant que nous ne soyons jugés par le Seigneur. Aussi, nous devons regarder autour de nous pour que chacun se rende compte de l’ampleur des répercussions néfastes et des dégâts causés par la dépravation des mœurs et les mauvaises pratiques.
- Chers citoyens,
La portée du changement auquel nous aspirons est tributaire de la contribution de chacun de nous à l’éradication des mauvaises pratiques contraires aux préceptes de notre sainte religion qui bannit la violence, l’extrémisme et tout ce qui porte atteinte à l’homme sans raison. « En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les individus qui le composent ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes ».
- Citoyens,
- Citoyennes,
L’ampleur des dangers et des défis auxquels fait face notre société en cette période particulière de l’histoire de notre nation exige de nous le resserrement des rangs et la solidarité face aux ennemis du changement constructif. C’est pourquoi, je vous invite à vous unir autour de ce que Allah ordonne et à vous éloigner de ce qu’il interdit. Allah n’a-t-il pas dit : « quiconque tuerait une personne non coupable d'un meurtre ou d'une corruption sur la terre, c'est comme s'il avait tué tous les hommes » ?
Le sort de celui qui commet un tel crime est dit dans la Sourate An-Nissa : «Quiconque donne la mort intentionnellement à un croyant aura pour rétribution l’enfer où il demeurera éternellement, exposé à la colère et à la malédiction du Seigneur, et sera voué à d’immenses tourments».
Qu’Allah accepte notre jeûne et multiplie nos récompenses».
و السلام عليكم و رحمة اللــه تعالى و بركاته.
© AMI
Un gardien des dépôts de la SONIMEX assassiné à El Mina
Selon le reporter de l’ANI, des habitants de la zone industriel d’Elmina ont découvert, vendredi après-midi , le corps sans vie d’un vigile de la SONIMEX qui était en faction devant les dépôts de la société situés sur l’axe du wharf, après avoir reçu plusieurs coups de poignard au niveau de l’abdomen.
La victime est Saleh Ould Sneiba employé comme gardien à la SONIMEX au niveau des dépôts de la zone industriel à Elmina.
Après le constat du procureur, la police a ouvert une enquête pour retrouver les éventuels agresseurs.
© ANI
vendredi 21 août 2009
Nomination d'un nouveau président de la Cour suprême
Nouakchott, 20 août (AMI) - La présidence de la république communique:
Par décret en date de ce jour, est nommé:
Président de la Cour suprême: Monsieur Bal Amadou Tidjane.
AMI
Jean-Marie Le Pen accuse les immigrés d’être à l’origine des faits divers
http://www.afrik.com/breve17059.html
jeudi 20 août 2009
La rédaction du Calame autour d’un thé.
Comme ça arrive très souvent, la montagne a accouché d’une souris. Le gouvernement est formé. C’est une formation ordinaire. Sept ressortissants d’une même wilaya. Sept d’une même communauté. Six femmes. Des hommes et des femmes dont certains sont si anonymes qu’il a fallu bien des jours pour savoir qui ils étaient.
Critère de compétence, clament les uns, clientélisme et exclusion, disent d’autres. Au siège du Calame, les commentaires vont bon train. Le président a, d’abord, voulu récompenser ses soutiens.Surtout pas réitérer la faute, originelle, de Sidioca, de les écarter.
Attention à la fronde. Attention au mouvement de rectification. Pourtant, certaines grosses pointures des hommes du 6 août attendent encore. Patientez messieurs, dames, d’autres hautes charges existent. Les grandes ambassades, les prestigieuses entreprises d’Etat, les juteuses sociétés publiques.
Il y en aura pour tout le monde. Du moins pour ceux qui ont combattu, durement, pour l’avènement d’une Mauritanie nouvelle. Avec une femme ministre des affaires étrangères, la Mauritanie devient, ainsi, le premier pays arabe à oser une aussi «extraordinaire» originalité. D’ailleurs, la radio nationale et la TVM ont fait des éditoriaux spéciaux pour vanter une telle innovation. Or, il y a plein d’autres choses, où la Mauritanie est, plus absolument encore, le premier au monde. Exemple : Record du monde en coups d’Etat.
Autre exemple : Record du monde en hypocrisie et en mensonge. Cela mériterait plusieurs émissions de TV et de radio, non? Pour la petite histoire, le premier président africain à avoir nommé une femme ministre des affaires étrangères reste, à ce jour, le plus farfelu et le plus con de tous, le président ougandais Idi Amin Dada. C’est dire que nommer des femmes à des postes centraux n’est pas l’apanage des doués..
La semaine dernière, deux hauts responsables, le directeur général de la Sonimex et le président de la commission centrale des marchés, ont été relevés de leur fonction. Pourquoi? Pourtant! Quel temps? Celui de mener une guerre, sans merci, contre les pourfendeurs de la chose publique et toute la bande de conspirateurs qui s’entêtent à perpétuer des pratiques obsolètes, sans égards envers les lois de la République. Tremblez voleurs, «moufsidines», bande de s…
Vous n’échapperez point. Les millions distribués, pendant la dernière campagne, ne vous prémuniront pas. La preuve. Mais à quoi sert-il de déshabiller Amr pour habiller Zeid ? Mettre hors jeu les prédateurs est une opération de longue haleine qui requiert courage, fermeté et détermination. Plus d’une semaine qu’un kamikaze made in Mauritanie a inauguré un nouveau cycle de violence en se faisant ou se laissant exploser près d’une ambassade. Un fait inédit qui repose, avec acuité, la question récurrente de la sécurité.
Or, tant que nos frontières seront si poreuses, des bandes de toutes sortes pourront, à loisir, opérer sans crainte. Tant que, sans honte, sur le long de la route de l’Espoir, qui ouvre sur toute l’Afrique de l’Ouest, des gendarmes et des policiers ne se soucient que du petit billet que les transporteurs de camions, de voitures de toutes catégories leurs donnent contre l’impunité, le pays restera, constamment, sous la menace de toutes les organisations terroristes. Il ne sert à rien de jeter la poudre aux yeux des citoyens, en permutant entre deux officiers supérieurs. Le problème est beaucoup plus complexe. Sa résolution détermine, fondamentalement, l’avenir du pays. N’est-ce pas, mon général, heu, pardon, monsieur le président de la République ?
Un journaliste mauritanien condamné pour atteinte aux bonnes mœurs
Nouakchott - Un journaliste mauritanien, directeur du site d’informations en ligne Taqadoumy, a été condamné hier à Nouakchott à six mois d’emprisonnement pour "publications contraires à l’Islam et aux bonnes mœurs", a-t-on appris auprès de son avocat.
"Henevi Ould Dehah a été condamné par le juge de la cour (correctionnelle du tribunal de Nouakchott) à six mois de prison ferme assortie d’une amende de 30.000 ouguiyas (81 euros)", a déclaré son défenseur, Me Brahim Ould Ebetty. Selon son défenseur, le journaliste était jugé pour "diffamation et incitation à la rébellion" et pour "publications contraires à l’Islam et aux bonnes mœurs". "Le juge a condamné Henevi pour ce dernier chef d’inculpation, mais il l’a relaxé pour le premier, estimant qu’il n’existait pas de textes en la matière concernant la presse électronique", a affirmé l’avocat.
Selon Me Ould Ebetty, l’atteinte aux bonnes mœurs concernerait "une page débat réservée par Taqadoumy aux mœurs et notamment à l’éducation sexuelle".
© Le Soleil