mercredi 27 mai 2009

Le candidat de la l’intégration nationale, KHB à la TVM : la trame de mon programme c’est la politique d’intégration nationale.


Le candidat de la l’intégration nationale, KHB à la TVM : la trame de mon programme c’est la politique d’intégration nationale.
Notre pays la Mauritanie traverse aujourd’hui une crise multiforme, une crise marquée par l’absence du débat national, par l’absence du dialogue et qui risque de prendre notre pays en otage. »L’espoir de la jeunesse, le candidat de l’intégration nationale, KHB a exprimé hier à la TVM, un message plein d’espoir pour sa participation aux élections présidentielles du 6/6, pour garder intacte la flamme qui nourrit le peuple mauritanien.Le discours du candidat, KHB 

« Mes chers compatriotes, dans quelques jours, nous irons aux élections présidentielles, comme chacun le sait, l’élection présidentielle constitue un temps fort dans la vie de la nation, et par conséquent, chacune ou chacun d’entre nous est mis en face de ses responsabilités historiques.Responsabilités historiques, car notre pays la Mauritanie traverse aujourd’hui une crise multiforme, une crise marquée par l’absence du débat national, par l’absence du dialogue et qui risque de prendre notre pays en otage.Face à cette situation, face à cette crise multiforme, il est de notre devoir d’aller à ces élections présidentielles pour nourrir l’espoir, pour garder la flamme de l’espoir intact pour le peuple mauritanien. Le moment est venu de prendre une décision de participer à ces élections et je crois pouvoir dire, et j’en suis déjà, par les manifestations qui ont eu lieu à travers tout le pays, le peuple mauritanien répondra présent à ces élections présidentielles.Il a donc gagné la bataille de la participation, il nous reste bien sûr à parfaire le chemin que nous avons parcouru, en faisant la politique autrement et ceci est possible, de faire la politique autrement.Faire la politique autrement, c’est bien sûr sortir des clichés, sortir des lucidités, des schémas classiques pour donner espoir à notre jeunesse en particulier, pour donner espoir au peuple mauritanien.Ce que le peuple mauritanien attend de nous aujourd’hui, comme demain, c’est d’abord un pays réconcilié avec lui-même. Un pays également où il fait bon vivre. Cela est possible en gouvernant autrement.Cela est possible en nous orientant résolument vers le développement économique et social, dans l’équité.Vous le savez, j’ai proposé un programme de gouvernement, la trame de mon programme c’est la politique d’intégration nationale.Ce programme comme vous pourrez le constater a été décliné en plusieurs dimensions, la dimension politique, la dimension économique, la dimension culturelle et la dimension sociale et je dirais même la dimension sportive, pensant en particulier à la jeunesse, pensant en particulier à la nécessité de faire en sorte que les jeunes aient un esprit sain dans un corps sain.Je voudrai dire également, ce soir à l’ensemble des mauritaniens, qu’une autre politique est possible dans notre pays. Cette politique là, devra avant tout, faire en sorte que nous puissions disposer d’institutions qui puissent séduire vos hommes.Voilà pourquoi dans le programme de gouvernement que j’ai proposé, il faudrait avant tout recréer, le cadre du dialogue, recréer ou recoudre les fils du dialogue qui ont été rompus par la mise en place d’un gouvernement d’union nationale.Une autre proposition et je pense que nous devons le faire de façon dépassée, c’est bien sûr la rationalisation de nos institutions politiques.Le Sénat est-il utile ? Le conseil économique et social l’est-il également ?Voilà autant d’institutions qui appellent une réflexion de notre part pour savoir demain, qu’est ce qu’on peut conserver pour un pays relativement pauvre, même s’il est potentiellement riche, mais pour un pays qui doit faire en sorte que ses ressources soient bien utilisées, qui doit faire en sorte que la bonne gouvernance soit assurée. J’attends d’ailleurs mettre en place, créer une agence nationale de lutte contre la corruption, parce que là réside le mal dont nous vivons.Nous avons certes peu de ressources, mais elles sont souvent mal utilisées et malheureusement, elles sont utilisées par ceux qui en ont un peu plus que les autres.Je veux dire également que la politique d’intégration nationale que j’entends promouvoir, est une politique qui vise au-delà de la réconciliation nationale à créer les conditions d’une meilleure harmonie, d’une meilleure intégration en terme d’éducation, en terme de santé et je dirai même en terme de culture, une forme d’interpénétration culturelle, fidèle à cela, à cette héritage historique. Et notre pays, la Mauritanie doit assumer tous ces héritages.C’est en tout cas cela le sens du message que j’ai voulu transmettre au peuple mauritanien, particulièrement à cette jeunesse qui est inquiète.Inquiète de son avenir, légitimement inquiète, mais qui aspire tout simplement au bien-être et cela est possible.Cela est possible, si nous nous mettons à construire notre avenir ensemble, mais l’avenir se construit dés aujourd’hui.Cela est possible, en faisant face aux problèmes posés par la jeunesse qui sont des problèmes d’emploi, d’éducation, mais aussi des problèmes de loisirs.Cela est possible si les mauritaniens se retrouvent encore une fois autour de la table, puisque nous sommes un pays qui n’est pas trop peuplé, un pays qui possède des potentialités immenses, qu’ils s’agissent des ressources halieutiques, des ressources agricoles, la pêche…, mais à condition que ces ressources soient également utilisées à bon escient. Enfin le message que j’ai ce soir et qui est adressé à l’ensemble du peuple mauritanien, c’est pour lui demander, tous jeunes, hommes, femmes, de se rassembler derrière l’essentiel.L’essentiel, c’est de sortir de nos querelles politico-politiciennes.L’essentiel, c’est de penser, de réfléchir à la Mauritanie de demain qui se construit encore une fois aujourd’hui.L’essentiel, encore une fois c’est de mettre en place des institutions qui puissent survirent vos hommes. C’est cela le sens du message que j’ai adressé le jour de la campagne, à la jeunesse en particulier, qui a compris le sens de mon combat, qui a compris que mon combat est aussi le sien. J’ai déjà indiqué que la jeunesse mauritanienne, la vraie jeunesse, c’est le courage au service de ses convictions.Et que la vraie jeunesse, c’est également le courage au service de l’intérêt général. Et je ne doute pas, ce soir que ce message sera de nouveau compris par l’ensemble des Mauritaniens.Je ne doute pas ce soir que les Mauritaniens vont s’engager résolument vers la voie de l’avenir qui passe par ces élections présidentielles, qui passe par la voie de la participation, ayant gagné la voie de la participation, je suis sûr que nous avons gagné la victoire". 

Source: hamidoubabakane.com 

mardi 26 mai 2009

Pratiques esclavagistes : Ould Ciré parle de 5 formes de l´esclavage.


Mohamed Yahya Ould Ciré est un mauritanien affranchi, un Haratine. Au cours d´une présentation sur les pratiques esclavagistes, à une conférence organisée, en l´auditorium de l´Hôtel de Ville de Paris, le 24 avril dernier, il a décliné cinq formes d'esclavage.

Il a parlé également des différentes communautés mauritaniennes et des rapports qui les lient les unes aux autres. Selon Ould Ciré, les 5 formes de l´esclavage sont l´esclavage traditionnel, administratif, politique, moderne en plus du néo-esclavage. Dans ses développements, il les présente l´un après l´autre comme suit. 

Mohamed Ould Ciré évoque également ces études qui lui ont permis de s´extraire de cet obscurantisme et de la complexité socioéconomique de ses frères non encore affranchis de se tirer de ce statut esclavagiste, si d´importants efforts ne sont pas entrepris. 

Dans sa présentation des formes de l´esclavage, Mohamed Ould Ciré dit, il en existe 5 types fondamentaux: 

- L'esclavage traditionnel: l'esclave est dit "attaché à la tente", les maures étant un peuple de nomades. L'esclave est en charge des travaux domestiques: cuisiner, traire, aller chercher l'eau, s'occuper des animaux... 

- L'esclavage administratif: Près des administrations françaises (entre 1904 et 1960), se sont crées des villes par l'arrivée massive d'affranchis ou de pauvres qui se sont installés là. L'Arabo-berbère fonctionnaire, recrute son esclave. Celui-ci a une fiche de paye qu'il ne voit jamais, et encore moins son salaire. Il doit travailler à la place de son maître. 

- L'esclavage politique: Lors des élections, il suffit d'acheter le maître qui, à son tour, fait voter ses esclaves. 

- L'esclavage moderne: Pour les Maures, le travail est avilissant car il est né noble et libre. Certains cas de cet esclavage ont un temps défrayé la chronique sur le territoire français. 

- Le néo-esclavage: L'affranchi en réalité ne l'est pas, car exploité «à distance». C´est le cas de M. Ciré, quand il envoie de l'argent à sa mère, il sait qu'elle en réserve une partie pour le maître. Il n'a pas d'autre choix que de continuer, car priver le maître de cet argent, c'est en priver sa mère. 

Selon Monsieur Ciré, la population de la Mauritanie se compose de trois groupes: les Arabo-berbères appelés Maures mais comportant une majorité de Berbères. Ce groupe a participé à la traite négrière saharienne en étant fournisseurs et consommateurs. 

Le deuxième groupe, les Haratines, les affranchis. Il n´y a pas de statistiques, et pour cause, un esclave "ça" n´existe pas. Les seules statistiques connues, faites par la France en 1964, estiment que les Haratines constituent les 43% de la population mauritanienne, mais Monsieur Ciré ne doute pas qu´ils soient majoritaires.

 Le troisième groupe est constitué par les Négro-mauritaniens (Soninké, Wolof, Bambara...). On pourrait se dire que les "noirs" étant majoritaires, il serait simple pour eux de "prendre le pouvoir" et en finir avec l´esclavage dans ce pays. 

Mais voilà, à supposer que l´État mauritanien soit démocratique, il faudrait que cette question de l´esclavage soit inscrite dans le programme d´un parti politique. A cela, il faut ajouter, un phénomène que les descendants d'esclaves connaissent bien, à savoir la dépendance psychologique à l'ancien maître. 

Dans le cas de Monsieur Ciré, il a travaillé six ans à l'ambassade de Mauritanie. Il a pu y vivre le phénomène. Cette ambassade ne fonctionnait qu'avec quatre esclaves ou affranchis. Les dignitaires n'y étant jamais, mais "en Allemagne, en Belgique" ou ailleurs.

 Les descendants d'esclaves Guadeloupéens ou Martiniquais connaissent également bien cette dépendance psychologique: combien de fois n'ont-ils entendus que « sé blan-la ka ban manjé », ou les « po chapé » ou encore «nèg pé pa koumandé nèg»[3]. 

Et pourtant, ils sont citoyens depuis 160 ans alors que les haratines ne le sont pas encore. Ciré souligne également, que l'État n'écoute pas l'affranchi en cas de démarche administrative ou autre, mais demande à ce que vienne le maître...

Toujours selon lui, la colonisation a atténué l'esclavage négro-mauritanien. Dans son, c'est durant cette période de la colonisation qu'on a forcé son père à l'emmener à l'école. Mais le groupe au pouvoir est celui des Arabo-berbères, groupe qui a accepté la colonisation à condition qu'on ne touche pas à l'esclavage. 

A tel point, qu'aujourd'hui, l'État mauritanien nie sa responsabilité dans l'esclavage actuel en mettant en avant que la féodalité maure est antérieure. Aujourd'hui encore, l'affranchi n'est pas l'égal du maure ou du négro-mauritanien (il ne peut être chef de village, par exemple). Chacun est maintenu dans son statut, et vit le quartier de ceux de sa catégorie.

Capturé à 10 ou 15 ans, un prénom est donné à l´esclave et on fait table rase de son passé, de son identité propre. Enfin, rappelons que Mohamed Yahya Ould Ciré est un ancien diplomate. Il a été Consul général de Mauritanie en Guinée-Bissau avant son exil politique en France.

Il est président de l´Association des Haratines de Mauritanie en Europe (AHME) dont l´objectif premier est l'abolition de l'esclavage en Mauritanie. A écrit « L'abolition de l'esclavage en Mauritanie et les difficultés de son application ».

Mohamed Ould Mohamed Lemine
mdhademine@yahoo.fr

 


Toute reprise d'article ou extrait d'article devra inclure une référence à www.cridem.org

 

Info source :
Le Rénovateur Quotidien (Mauritanie


lundi 25 mai 2009

Le candidat Sghair Ould M'Bareck s'engage à réformer l'administration...

Le candidat Sghair Ould M'Bareck s'engage à réformer l'administration...
Le candidat à la présidentielle du 6 juin 2009, Me Sghair Ould M'Bareck est arrivé hier soir à M'Bout où il a été accueilli au siège de sa campagne par nombre de ses supporteurs. Le candidat a passé en revue, devant ses accueillants, les principaux axes de son programme électoral s'engageant à réformer l'administration et à lutter contre la gabegie et le détournement. 

Me Sghair Ould M'Bareck avait tenu dimanche un meeting populaire à Kaédi au cours duquel il s'est engagé à axer, s'il était élu, sur l'agriculture qu'il appuyera jusqu'à ce que la Mauritanie puisse s'autosuffire en céréales. 

Il a encore dit, lors de ce meeting, qu'"il n'est pas acceptable que l'on soit contraint d'importer le riz au moment où nous disposons de terres fertiles immenses, de l'eau en quantité et de bras d'hommes et de femmes", s'engageant à changer cette situation inacceptable, selon lui. 



Il a aussi promis de réformer l'administration, de lutter contre la gabegie et d'améliorer le statut quotidien du fonctionnaire et ses conditions de vie" soulignant que le salaire de ce fonctionnaire ne lui permet pas d'accomplir son devoir professionnel avec honnêteté et sérieux s'engageant à changer cet état de choses et lui garantir une vie digne leur permettant de servir leur pays. 

Le candidat a regretté le sort de Kaédi, ville qu'il a estimée laissée pour compte et où les infrastructures de base, l'eau et la santé manquent. En cas de succès, il a promis d'en faire une cité moderne à tout point de vue. 

Il a exprimé son admiration pour la symbiose entre les différentes composantes de la société mauritanienne à Kaédi ce qui traduit la force de notre unité nationale et met en pièces les doutes que certains faisaient planer sur cette question. 

Me Sghair Ould M'Bareck a enfin remercié les habitants de Kaédi pour leur présence massive au meeting ce qui, dit-il, implique qu'ils vont voter le 6 juin. Le candidat était arrivé dans la capitale du Gorgol dimanche après midi en provenance du Trarza après avoir effectué des arrêts dans les moughataa de Boghé, Bababé et M'Bagne pour expliquer son programme. 

Source:
 Cridem