lundi 8 juin 2009

Le président du Gabon, Omar Bongo Ondimba, est mort


BARCELONE (AFP) - 08.06.2009 16:27

Le président du Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, a annoncé son Premier ministre après une journée d'incertitude sur son état.

voir_le_zoom : Le président gabonais Omar Bongo Ondimba à Charm-el-Cheikh le 30 juin 2008Le président gabonais Omar Bongo Ondimba à Charm-el-Cheikh le 30 juin 2008
voir_le_zoom : Une voiture diplomatique quitte la clinique Quiron à Barcelone le 8 juin 2009Une voiture diplomatique quitte la clinique Quiron à Barcelone le 8 juin 2009
voir_le_zoom : Le Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong le 8 juin 2009 à BarceloneLe Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong le 8 juin 2009 à Barcelone

Le président du Gabon Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort lundi à l'âge de 73 ans en Espagne, a annoncé son Premier ministre après une journée d'incertitude sur son état.

Omar Bongo, hospitalisé dans une clinique de Barcelone depuis début mai, est mort lundi en début d'après-midi, selon un message écrit du Premier ministre gabonais Jean Eyeghe Ndong remis en main propre aux journalistes sur place.

"C'est à 14H30 (12H30 GMT) que l'équipe médicale m'a informé, ainsi que les officiels et membres de la famille présents, que le président de la République, chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, venait de rendre l'âme des suites d'un arrêt cardiaque", indique ce message.

Selon la Constitution gabonaise, le président du Sénat, actuellement Mme Rose Francine Rogombé, doit assurer la transition jusqu'à un scrutin à programmer au plus tard 45 jours après le constat de la vacance du pouvoir.

Après 41 ans de pouvoir sans partage, la succession de ce dinosaure s'annonce d'autant plus difficile que le président n'a jamais désigné de successeur pour prendre la tête du pays, dans une situation économique et sociale mauvaise.

L'incertitude sur l'état du président gabonais avait persisté toute la journée.

Sa mort avait d'abord été annoncée dimanche soir par une source proche du gouvernement français, confirmant une information du site internet de l'hebdomadaire français Le Point.

Mais lundi matin, le Premier ministre gabonais a démenti l'information, affirmant qu'il était "bien en vie" après lui avoir "rendu visite dans la matinée" à la clinique Quiron.

Une source informée en Espagne, consultée lundi matin par l'AFP, avait indiqué sous couvert de l'anonymat que le président gabonais était dans un état "grave, voire très grave" et qu'il pourrait être rapatrié sous peu à Libreville par avion médicalisé.

Finalement quelques heures plus tard deux médias espagnols, le journal catalan La Vanguardia et l'agence Europa Press, citant des sources anonymes proches de son entourage, révélaient la mort du président gabonais lundi après-midi. Ce qui fut confirmée peu après officiellement.

Les autorités gabonaises avaient jusque là soutenu que M. Bongo Ondimba avait été hospitalisé à Barcelone pour un simple "bilan de santé approfondi et des soins appropriés". D'autres sources interrogées par l'AFP avaient au contraire indiqué qu'il se trouvait dans un état "grave", soigné pour un cancer intestinal.

Le 6 mai déjà, alors qu'il n'avait plus été vu en public depuis plusieurs jours, la présidence avait annoncé à la surprise générale qu'il suspendait ses activités pour se reposer et faire le deuil de son épouse, Edith Lucie, décédée le 14 mars.

Après l'annonce de son décès dimanche soir depuis la France, son Premier ministre avait indiqué que le Gabon allait protester officiellement auprès de Paris pour dénoncer les "dérives répétées de la presse française" sur l'état de santé du président gabonais.

Dans la matinée, l'ambassadeur de France à Libreville, Jean-Didier Roisin, a été convoqué au ministère gabonais des Affaires étrangères qui lui a transmis une protestation verbale.

A Libreville, on avait noté dès lundi matin une présence militaire et policière en différents points clés de la ville, notamment devant la télévision publique ou encore sur la voie expresse qui entoure la capitale.

Les communications, en particulier internet, étaient perturbées, mais l'activité était normale dans la matinée.

Jadis considéré comme un petit eldorado pétrolier africain, le Gabon, exportateur de matières premières et importateur de biens manufacturés, est touché de plein fouet par la crise, victime de longues années d'une gestion sans diversification de l'économie, et gangrené par la corruption.

Les mouvements de grève dans la fonction publique se sont multipliés avec un risque d'explosion sociale.

Le Gabon est composé d'une constellation de petites ethnies dont la plus importante est celle des Fangs (40%). Le président Bongo avait réussi à instaurer un savant équilibre des pouvoirs entre ces ethnies, et sa mort risque de changer la donne même si, selon les experts, des violences ethniques sont peu probables.

Omar Bongo était l'un des symboles de la "Françafrique", cette relation complexe entretenue entre Paris et ses anciennes colonies d'Afrique, où se mêlent raison d'Etat, lobbies et réseaux politico-affairistes.

© 2009 AFP

Les "Tarzans" disent NON à la candidature Ely Ould Mohamed Vall.

". L'initiative s'appelle les tarzans en référence au discours de Ely Ould Mohamed Vall à Kaédi, dans lequel le président du CMJD, "qualifiait les négro-mauritaniens de Tarzans". 

Abou Goral Sow, président de cette initiative a déclaré que : "la candidature de Ely Ould Mohamed Vall est une insulte pour la Mauritanie entière et surtout pour les négro-mauritaniens. Car, pour nous, le fait que Ely veuille briguer la magistrature suprême alors qu'il est le principal instigateur des événements de 1989, est plus qu'insupportable. 
Cette candidature est d'autant plus insultante qu'elle intervient au moment où on commence à trouver un règlement pour le passif humanitaire."



Les "Tarzans" disent NON à la candidature Ely Ould Mohamed Vall.
La candidature annoncée de l'ex-directeur de la sûreté sous le régime de Maouiya Ould Sid'Ahmed Taya, Mr Ely Ould Mohamed Vall, suscite de nombreuses réactions. 

Ainsi, il ya deux jours, une initiative regroupant des cadres et ressortissants de la vallée a vu le jour ; dans le but de dénoncer ce qu'il considère comme "une insulte à la Mauritanie.". L'initiative s'appelle les tarzans en référence au discours de Ely Ould Mohamed Vall à Kaédi, dans lequel le président du CMJD, "qualifiait les négro-mauritaniens de Tarzans". 

Abou Goral Sow, président de cette initiative a déclaré que : "la candidature de Ely Ould Mohamed Vall est une insulte pour la Mauritanie entière et surtout pour les négro-mauritaniens. Car, pour nous, le fait que Ely veuille briguer la magistrature suprême alors qu'il est le principal instigateur des événements de 1989, est plus qu'insupportable. 

Cette candidature est d'autant plus insultante qu'elle intervient au moment où on commence à trouver un règlement pour le passif humanitaire." "Quand Ely était à la tête du CMJD, il a tout bonnement botté en touche en refusant d'aborder cette question. Car il sait assurément le rôle qu'il a joué dans ce qu'il convient de nommer l'épuration des négro-mauritaniens." Ajoute t-il. 

A la question comment comptez-vous mener votre combat contre la candidature de Ely Ould Mohamed Vall, Mr Sow répond : "Nous utiliserons tous les moyens légaux pour combattre cette candidature, qui, comme je l'ai dit est un affront pour tout ceux qui ont souffert de ce que Taya et surtout lui (Ely ndlr) puisqu'il était à la sûreté, donc au fait des opérations, ont commis (.) d'atroces et d'injustes dans ce pays. 

Nous porterons plainte contre lui, s'il le faut, auprès des instances compétences pour empêcher cette candidature. Car, malheureusement, il est capable de se livrer à un achat généralisé de consciences lors de ces élections que nous souhaitons libes, transparentes et démocratiques. 

Je profite de l'occasion pour lancer un appel à tous les fils de la Mauritanie, de la vallée particulièrement pour qu'ils combattent cette candidature avec les tous les moyens légaux possibles". 

"Pour finir, je dirais, pour ceux qui ne le savent pas, que Tarzanest un personnage de BD (Bande Dessinée) présenté comme un humain-animal, un sauvage qui doit survivre dans la jungle et n'ayant que l'instinct comme moyen d'expression dans son environnement. Cette caricature correspond parfaitement à l'image qu'il (Ely Ould Mohamed Vall) a des négro-mauritaniens». 

Siddatty Touré 
via cridem 

Nechra.com

Le président gabonais Omar Bongo est mort

IS - Le président gabonais Omar Bongo Ondimba, au pouvoir depuis 41 ans et doyen des chefs d'Etat africains en exercice, est mort à l'âge de 73 ans, a annoncé dimanche à l'AFP une source proche du gouvernement français.
Omar Bongo était hospitalisé depuis un mois à Barcelone, dans la clinique privée Quiron.
Selon les autorités gabonaises, le chef de l'Etat gabonais avait été hospitalisé pour un simple "bilan de santé". D'autres sources interrogées par l'AFP avaient au contraire indiqué qu'il se trouvait dans un état "grave", soigné pour un cancer.
La présidence gabonaise avait annoncé le 6 mai que M. Bongo, avait décidé "la suspension momentanée de ses activités" de chef de l'Etat et que "toutes les audiences présidentielles (seraient) suspendues jusqu'à nouvel ordre".
Interrogé dimanche sur la chaîne de télévision France 2 lors de la soirée électorale des Européennes, le ministre français de la Défense Hervé Morin n'a pas confirmé l'information et a déclaré ne pas en avoir été informé.
"C'est une grande figure de l'Afrique" et un "homme qui avait de l'influence", a-t-il simplement réagi.
(©AFP / 07 juin 2009 23h20)