vendredi 29 mai 2009

Re. Convocations des adhérents de l'OCVIDH

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Chers adhérents de l’OCVIDH  
 
 
 

Ces derniers jours vous avez été les témoins directs de débats menés hors des cadres de discussions  prévues par  les textes régissant la vie de notre association, certains d’entre vous ont reçu des convocations pour assister à une assemblée générale extraordinaire. 

En ma qualité de Président de l’association, il me revient de rappeler à tous les membres les dispositions qui régissent les convocations et les tenues des assemblées générales de notre association. 

L’article 13 des Statuts de l’association OCVDH déposés à la préfecture de l’Essonne  prévoit que les assemblées générales extraordinaires ne peuvent  être convoquées que dans deux cas de figures :

·     une convocation à la demande du Président de l’association

·     une convocation à la demande de la majorité des membres de  l’association  plus une voix.

 
 

Les convocations qui sont lancées par des membres du bureau n’ont donc pas de validité juridique et statutaire.

Il revient à chacun par delà les opinions  des uns et des autres de respecter les dispositions statutaires, gage d’un bon fonctionnement des organisations associatives et humaines. 
 

Le Président

Abdoul Aziz SOUMARE

 

Organisation contre les violations des Droits Humains en Mauritanie

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jeudi 28 mai 2009

Mauritanie: manifestations de l'opposition violemment réprimées


NOUAKCHOTT (AFP) - 28/05/2009 21h32

Carte de la Mauritanie

Carte de la Mauritanie

 

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La police mauritanienne a violemment dispersé jeudi à Nouakchott des manifestations d'opposants au pouvoir militaire qui entendaient dénoncer le "simulacre" d'élection présidentielle prévue la semaine prochaine, a constaté l'AFP.

 

L'opposant Ahmed Ould Daddah et le président de l'Assemblée nationale, Messaoud Ould Boulkheir qui refuse de siéger depuis la prise de pouvoir par l'armée le 6 août 2008, était en tête de la manifestation, qui a débuté vers 18H00 (locale et GMT) dans le quartier de la Polyclinique.

 

Les policiers ont fait usage de lacrymogènes et de matraques pour disperser les manifestants, qui ont riposté par des jets de pierres et en engageant des corps à corps avec les policiers.

 

La manifestation a ensuite éclaté en plusieurs groupes de centaines de personnes, en majorité des jeunes, qui ont affronté la police, notamment Place des Blocs.

 

Les violences ont duré plus d'une heure. Elles ont fait plusieurs blessés qui ont été soignés dans les hôpitaux de Nouakchott, ont indiqué à l'AFP des sources hospitalières, sans préciser leur nombre ni s'il s'agissait de manifestants ou de policiers.

 

"Nous n'avons pas encore de bilan précis mais nous savons que beaucoup de nos militants se trouvent dans les hôpitaux" a ensuite assuré à la presse le dirigeant du parti islamiste Tawassoul, Jemil Ould Mansour, président en exercice du Front national pour la défense de la démocratie).

 

M. Ould Mansour a également annoncé plusieurs arrestations.

 

Ces manifestations ont eu lieu au moment même où le groupe de contact international sur la Mauritanie était réuni à Dakar, avec des négociateurs mauritaniens, dans l'espoir de "trouver un consensus pour une solution démocratique" selon les mots du président sénégalais Abdoulaye Wade.

 

Les anti-putsch exigent le report de la présidentielle prévue par la junte le 6 juin, 10 mois après le renversement du président élu Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

 

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, meneur du putsch, est déjà donné vainqueur de ce scrutin puisqu'il ne rivalise qu'avec trois candidats de moindre poids qui n'ont pas condamné le coup d'Etat.

 

Au cours de la conférence de presse qui a suivi les échauffourées, M. Ould Boulkheir a appelé à des manifestations "encore plus massives et plus engagées". "Le sang des manifestants, leurs larmes et leurs sueurs n'aurons pas été versés en vain, mais bien au service de leur peuple en lutte contre l'arbitraire" a-t-il lancé.

 

M. Ould Daddah a renchéri: "Un jour, les forces de l'ordre se verront arracher leurs armes pour être utilisées contre elles si cet arbitraire continue".

 

L'opposition avait annoncé avant le départ de ses négociateurs pour Dakar qu'elle "accentuerait sa présence dans la rue pour les appuyer et faire échec au simulacre d'élection programmée le 6 juin".

 

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© 2009 AFP

mercredi 27 mai 2009

Un découpage électoral injuste et inefficace


LIGNE OFFICIELLE


Par : Moulaye DIOUM

        Secrétaire Général et Président de la Commission politique

Le type de scrutin proportionnel ou majoritaire et le découpage électoral doivent aider à une meilleure représentativité aussi bien au niveau local que national par voie de conséquence au niveau du sénat que de l’assemblée nationale. Ce découpage ne doit il pas être d’importance à la proportion du poids démographique ? Ou bien cette représentativité doit revêtir d’autres configurations spatiales même si le paramètre essentiel à savoir le poids démographique, je veux dire le poids électoral (nombre de votants) est de moindre importance ? 

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Les zones à densité démographique importante (à l’image de la Mauritanie) inversement peu étendues ne devraient-elles pas bénéficier d’un peu plus d’attention pour corriger cette distorsion ?Pour s’inscrire dans une dynamique de représentativité, de décentralisation active et justice, la nécessité d’une révision en profondeur du mode de scrutin et du découpage s’imposent pour plus d’harmonie et d’équité entre toutes les circonscriptions électorales et des assises qui reflètent mieux encore le poids politique réel de chaque instance au niveau local et national.



Certaines sédimentations nécrosées de la vie politique nationale mauritanienne se manifestent par ce racisme d’Etat qui privilégie certaines régions au détriment d’autres pour des considérations hautement subjectives savamment biaisées par des gouvernants peu soucieux de la volonté de justice et de démocratie. En opérant un découpage fidèle à l’image du poids électoral, la démocratie va y gagner, et la gouvernance aussi trouvera des appuis nécessaires pour la transparence car les matériaux nécessaires auraient été mis en place en connaissance de cause. Si cette question revient aujourd’hui au devant de la scène, c’est parce que l'AJD/MR en a fait son cheval de bataille et l'a largement dénoncé lors des Etats Généraux de la Démocratie. En se penchant sur la carte électorale, les animateurs de la ségrégation raciale ont voulu réduire la visibilité et la lisibilité d’une partie du peuple au niveau du législatif. C'est d'ailleurs ce qui explique la représentation peu importante de certaines régions voire de certaines parties du peuple qui sont loin de constituer des minorités.

 

N’est-ce pas que «le nombre de députés d'un département est censé être proportionnel à la population du département" ? C'est en d’autres termes sur ce critère démographique que la carte électorale doit être établie; ce sont les dernières évolutions démographiques qui doivent déterminer la nouvelle carte électorale. Le refus par des gouvernements de prendre en charge correctement cette problématique est à l'origine d’une injustice dont ne sont victimes que des mauritaniens. Nous assistons aux phénomènes de sous représentations, de mal représentation ou de surreprésentation. Tant que cette inéquation électorale n’est pas rendue équationnelle, le vivre ensemble traînera toujours ce handicap, ce malaise sociopolitique. Cette injustice.

 

Moulaye Dioum dit Bengelloun Idriss.

Secrétaire générale de la section A.J.D/MR et Président de la commission politique

du directoire de campagne en France.