samedi 16 mai 2009

Dans le malentendu, il y a du « mal écouté »



Rappel à un compagnon de lutte

Dans un entretien accordé au journal sénégalais "Le Nouvel Horizon", en date du 7 mai 2009, Monsieur Gourmo Abdul Lo, l'un des leaders de l´Union des Forces du Progrès (UFP) tient une appréciation mitigée de Conscience et Résistance (CR) à laquelle il impute la préméditation du coup d´état du 6 août 2008 et une certaine ambigüité depuis. Le journaliste et lui, d´une connivence implicite, tiennent, pour acquise, la présence de CR au gouvernement de la junte, se fondant ainsi sur la nomination de Mohamed Lemine Ould Dadde, au poste de Commissaire aux Droits de l'Homme, à l'Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile. De telles allégations appellent, de notre part, la mise au point ci-dessous :

- Conscience et Résistance, depuis l´entrée au Gouvernement civil, des partisans du dictateur Ould Taya, rompit immédiatement avec le Président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdellahi, à la faveur d´une déclaration intitulée, non sans prémonition, « La trahison qui finira mal ». Dès lors, l´Organisation engagera ses modestes capacités d´influence, à susciter une crise au sommet de l´Etat, par la démission du Président de la République, sous la pression de la fronde parlementaire et de la rue. Aujourd´hui, CR ne conçoit aucun doute sur la pertinence rétrospective d´un tel choix. A aucun moment, il n´a été question d´un coup d´état militaire, donc, non plus d´un concours à ce dessein.

- Mohamed Lemine Ould Dadde, au lendemain de sa désignation, a été déchu de la charge de Président de Conscience et Résistance, le 2 septembre 2008, par communiqué du Conseil d´Evaluation (CE), l´instance exécutive du Mouvement. Le surlendemain de la candidature du Général Ould Abdel Aziz à la magistrature suprême, CR, en délibération unanime exclut Ould Dadde de ses rangs, au motif de sa collusion  aggravée avec la junte.

- Les actions entreprises par l´Organisation, aussi bien sur le terrain que par ses réseaux hors du pays, attestent une détermination constante à faire échec au putsch. La nature sensible de certaines initiatives ne s´accommode de la publicité, d´ailleurs malvenue quand prime la préoccupation de l´efficience.

- Soit Monsieur Gourmo Abdul Lo manque d´accès privilégié à une certaine qualité d´information et là il devrait s´en expliquer avec son parti. Soit, à l´inverse tient-il pour mineure sinon négligeable l´effort de CR dans la lutte multiforme afin d´éradiquer l´actuelle tentative de spoliation de la démocratie sous la contrainte armée ; le cas échéant, il serait plus inspiré de nous gratifier d´un qualificatif plus éloquent que le sous-entendu de la duplicité, un air déjà joué ! Conscience et Résistance (CR), en vertu de sa vocation d´avant-garde, revendique, sur le mode explicite du défi, l´irrévérence envers les idées reçues, les tabous, la morale du préjugé et l´onctuosité électoraliste. Elle ne court derrière nulle popularité et se limite, encore, en cercle restreint, à l´exercice de la pédagogie, pour secouer les consciences et se dresser, toujours, devant les censeurs, les professeurs de prudence, de sagesse et de réalisme, vecteurs immémoriaux du déshonneur.

N´ayant jamais su cultiver le souci de plaire ni au puissant du jour ni parmi le troupeau applaudisseur, CR ne sème l´équivoque. Nous voilà déterminés contre le Général Ould Abdel Aziz et sa garde prétorienne mais ne saurions admettre que les mécaniciens et appariteurs zélés de la dictature de Ould Taya nous reviennent par la grande porte, encore moins d´entre les interstices d´une persienne. Dans les deux camps, l´on croise encore cette gent nocive que deux décennies de népotisme gras ont enracinée en la « Mauritanie des Profondeurs ». Frayer avec l´espèce élastique devrait revêtir toutes les répulsions de la honte. Il fut un temps où Gourmo Abdul  Lo et nous traquions la même nuisance.

Nous n´avons renoncé. 

Les jours nous apprendront qui finira par entériner le fait accompli, sous le prétexte - devenu réflexe - de préserver la paix civile, même au prix, « graduel », de la résignation « consensuelle et processuelle ».

El Arby Ould Saleck, Porte-Parole de Conscience et Résistance

Paris, le 16 mai 2009

vendredi 15 mai 2009

Grand entretien avec le candidat KANE Hamidou Baba , par Anthioumana

« Au cas où je serais élu, ma priorité serait de relancer le dialogue national à travers un gouvernement d’union nationale »





Jeudi dernier, en escale de quelques heures, à Tunis, le vice-président du Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD), candidat à l’élection présidentielle et chef de file de la tendance favorable à cette dite élection en Mauritanie, en route vers l’Europe, a levé le voile sur les raisons de son voyage, ses dernières tournées, mais aussi a dévoilé ses ambitions pour la Mauritanie, le Maghreb et l’Afrique.



Quel est l’objectif de votre périple pour l’Europe via la Tunisie ?

Je compte beaucoup d’amis en Tunisie. C’est un pays que je fréquente depuis une dizaine d’années et que je n’ai pas visité, il y a de cela, deux ans. Face à l'élection présidentielle prévue le mois prochain, je me devais d’informer les compatriotes mauritaniens en Tunisie et, surtout, les inciter à s’inscrire et à s’engager dans cette campagne, car c’est, pour la première fois, que les Mauritaniens de l’étranger voteront. Ceux résidant en Tunisie méritent, à mon sens, d’être informés et sensibilisés quant à mon programme électoral, au même titre que les Mauritaniens d’Europe. La Tunisie est, donc, une étape du voyage que j’entreprends actuellement et qui me mènera en France, en Espagne et en Belgique. C’est une visite de prise de contact avec les différentes communautés basées dans ces pays, mais aussi une rencontre avec les parlementaires européens. Je saisirais également l’occasion pour leur faire part de la situation politique au pays et les préparatifs des prochaines élections afin qu’ils puissent avoir une compréhension de toutes ces questions d’une actualité brûlante.

Pourquoi avez-vous décidé de prendre part aux élections présidentielles du 6 juin prochain contre le gré du président de votre parti, Ahmed Ould Dadah, ancien candidat malheureux à la dernière présidentielle ?

Les rasions à l’origine de ma candidature sont multiples. En effet, je suis parti du constat, selon lequel, le dialogue politique en Mauritanie est bloqué. Tous les acteurs politiques, y compris, ceux qui ont boycotté la prochaine élection à l’instar du Front National pour la Défense de la Démocratie (FNDD), du RFD, entre autres, reconnaissent tous, aujourd’hui, la nécessité d’aller à cette élection. Mais les fractions l’ayant boycotté veulent imposer une certaine surenchère qui rend difficile voir nulle le dialogue politique. En tant que responsable politique, j’ai jugé nécessaire que je dois commencer par balayer devant ma porte. Ce faisant, j’ai invité mon parti et Ahmed Ould Dadah à l’organisation d’un débat démocratique interne au sein du parti afin de s’assurer des garanties politiques pour une participation à cette échéance électorale. Malheureusement, le président n’a pas voulu s’engager dans la voie du dialogue interne qui pourrait permettre au parti de prendre une décision claire et nette. Il s’est attelé à camper sur sa position consistant à vouloir boycotter l’échéance électorale à venir, sachant que notre parti, dans sa majorité, est favorable à cette élection. Il prétend que même, un militaire démissionnaire, n’a pas le droit de se porter candidat. Le président Ahmed Ould Daddah a fait donc obstruction au débat interne au sein du parti, débat, auquel j’ai invité toutes les composantes de notre formation. Cette position allait conduire le parti directement vers une décision de boycott contre le gré de ses différentes instances. Face donc à cette situation de blocage, le Bureau Central ainsi que d’autres courants et moi-même avons pris nos responsabilités, en manifestant notre intérêt à prendre part à la prochaine échéance. Ce choix est motivé par trois raisons. La première est que nous avons l’expérience de boycott de 1992. Les leçons que nous en avons tirées, c’est de ne plus boycotter aucune élection et d’exploiter tous les espaces qui nous seront offerts pour l’amélioration de la démocratie. La deuxième raison est que le boycott ne fait pas partie de notre culture. En effet, un parti politique ne peut pas empêcher ses militants d’aller voter, en plus forte raison, empêcher la tenue des élections. La troisième est que, puisqu’un parti ne peut ni empêcher ses militants d’aller voter ni s’opposer à la tenue d’une élection, pour quoi ne doit-il pas prendre à celle-ci pour montrer qu’il existe et qu’il a une assise populaire.

Vous venez d’entreprendre une visite dans les régions de Guidmakha, du Brakna du Gorgol et du Trarza, quel est le bilan de ce périple ?

Je peux vous avouer, d’avance, que le bilan de cette tournée est extrêmement positive. J’y suis revenu avec le sentiment que les régions participeront massivement aux élections et que la plus grande tendance est favorable à mon programme électoral. Au Brakna, les sections de Mbagne, Bababé et de Boghé ainsi que les élus des trois communes sont favorables à une participation à la présidentielle et à mon programme électoral. Au Trarza, nous avons enregistré d’importants soutiens dans les six départements, particulièrement à Rkiz, Kemarcéne et à Boutelimit. Le bilan est également une adhésion totale de nombreuses personnalités des différents partis de l’UDP, de l’AJD, du PRDR, entre autres, à mon programme. Au Guidimakha, les deux sections de Ould Yengé et de Seilibabi, en plus des parlementaires de Guidimakha, ont signé une déclaration de soutien total à la tendance favorable à ma participation à l’élection présidentielle et au programme de ma campagne. Au Gorgol, c’est le même sentiment. La Fédération et l’ensemble des élus locaux sont déjà en campagne de soutien à ma candidature.

Selon le résultat de l’élection présidentielle du 6 juin prochain, comptez-vous former un gouvernement d’union nationale au cas où vous serez élu ou, dans le cas échéant, allez-vous participer à un gouvernement de large ouverture ?

L’une des raisons de ma candidature, c’est que, le dialogue est encore bloqué en Mauritanie. Au cas où je serais élu et je n’en doute pas d’ailleurs, ma priorité serait de relancer le dialogue national à travers la mise sur pied d’un gouvernement d’union nationale. Celui-ci entreprendra des reformes majeures dont le redécoupage administratif électoral, l’élaboration d’un code électoral fiable et concerté. Le gouvernement aura aussi à gérer pendant 9 mois une phase intérimaire devant conduire à des élections législatives en 2010. Ces élections seront précédées d’un referendum constitutionnel visant, entre autres, la suppression du sénat et la création d’une haute chambre de collectivités locales. C’est, en quelque sorte, un équilibre au sein du pouvoir exécutif avec le renforcement des prérogatives du 1er ministre.
Dans le cas échéant, je serais partant d’un gouvernement d’union nationale, mais au cas où celui-ci prendrait en considération, mon programme, et que les conditions du succès d’un tel gouvernement, seraient réunies.

Le règlement du passif humain est en cours, mais le chemin pour la réinsertion définitive des réfugiés dans la vie active reste encore long et parsemé d’embûches. Quelles mesures comptez-vous entreprendre pour l’accélérer et régler définitivement leur intégration ?

La question des réfugiés est conjoncturelle et douloureuse à la fois. Elle mérite qu’on lui trouve des solutions très concrètes et durables. Il s’agit de la condition de vie et de la dignité des hommes, des femmes et des enfants qui sont en jeu. Au cours de mes dernières tournées, j’ai visité deux sites des réfugiés au Brakna et au Trarza. J’ai constaté que leurs conditions d’hébergement et de nourriture nécessitent une amélioration. Je ne parle pas de leur insertion. Il y a des actions urgentes à entreprendre dans ce sens en termes d’accès à l’eau potable, de nourriture, de l’éducation et de la santé. Encore, des différents volets insuffisants restent à prendre en considération à l’instar la récupération de leurs sites d’origine, de leurs terres agricoles, le règlement de leur état civil, mais aussi toutes les questions entrant dans leur insertion rapide dans un tissu social suivant leur condition socioéconomique.

Au niveau maghrébin, on sait que l’Union du Maghreb Arabe est en panne depuis quelques années. Que comptez-vous faire pour relancer cette union ?

La Mauritanie est un pays islamique arabe et africain. Elle doit assimiler cette triple appartenance qui doit se refléter à travers sa politique extérieure et qui doit être un aspect de sa politique intérieure. Pour avoir une bonne politique extérieure, il faut avoir une bonne politique intérieure. Je rappelle, à cet effet, Napoléon qui disait : « Faites moi une bonne politique extérieure, je vous ferai une bonne politique intérieure. » Pour être conforme à cette vocation, la Mauritanie doit participer à l’édification des organisations sous-régionales, comme l’UMA, l’OMVS, la CEDEAO, entre autres.

Mais la Mauritanie a quitté la CEDEAO, il y a quelques années. Au cas où vous serez aux commandes, quelle action comptez-vous entreprendre afin qu’elle réintègre celle-ci ainsi que d’autres organisations sous régionales et africaine?

Je suis favorable à un retour de la Mauritanie dans le giron de cette organisation ouest africaine qui unit les pays ayant le même destin et des peuples disposant d’un même passé culturel. En 1999, lorsque la Mauritanie avait décidé de quitter la CEDEAO, elle l’a fait pour des rasions sécuritaires et d’une façon irréfléchie, d’autant que la balance commerciale avec les quatorze ou les quinze pays était excédentaire. Seul avec le Sénégal, cette balance s’était montrée déficitaire. Ceci est dù au fait que les commerçants mauritaniens faisaient transiter leur marchandise par Rosso. Au-delà de l’échange purement économique, la Mauritanie a intérêt à développer des échanges culturels et religieux avec tous les pays de la CEDEAO. Elle a tout intérêt aussi à ne pas s’isoler d’un ensemble d’Etats aussi important que la CEDEAO. Bien au contraire, elle doit s’intégrer dans toutes les organisations régionales tout en gardant ses spécificités culturelles, économiques etc. En ce qui concerne l’UMEOA, je ne suis pas un partisan de l’intégration de la Mauritanie dans cette organisation pour la simple raison qu’elle pourrait devenir une concurrente de la CEDEAO. Par contre, je suis pour le fait que la Mauritanie soit membre de l’Organisation de l’Administration des Droits des Affaires (OHADA) qui œuvre pour l’organisation d’un espace judiciaire sécurisé par le droit des affaires en Afrique.

Comment réagissez-vous par rapport à l’attitude certains députés lors de l’ouverture de la dernière session extraordinaire de l’Assemblée Nationale la semaine dernière ?

Les députés ont le droit de s’opposer mais de façon civique et démocratique à toute décision qu’ils jugent, pas conformes à leur intérêt et à celui de leur parti politique. Mais il aurait été plus heureux qu’ils participent au débat et proposer leur point de vue. A l’Assemblée Nationale, les débats sont libres et démocratiques. Ils auraient pu « positiver » l’atmosphère et être constructifs, s’agissant de tous les sujets et débats démocratiques.


Propos recueillis par Anthioumana

Source: http://www.mauritanies1.com

RE: [flamnet] Convocation des adhérents de l'OCVIDH à l'assemblée générale du 07 juin


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Nous avons jusqu’ici voulu éviter de patauger dans la boue mais cette nouvelle sortie appelle une clarification à l’intention de tous les membres de l’OCVIDH d’abord et tous ceux qui nous observent ensuite, puisque par la volonté des  auteurs de l’appel, ils s’y retrouvent mêlés, nous leur présentons nos sincères regrets.
Il nous semble important de rappeler la clarté de nos textes à nos deux compagnons dont les noms figurent au bas de l’appel, eux qui ont décidé de livrer le combat de leur vie à leur propre camp  : seul le président est habilité à convoquer une assemblée générale extraordinaire; sinon, à la demande d’au moins la moitié des adhérents plus une voix.
Mais en aucun cas une partie du BE ne dispose de cette prérogative.
Alors, nous demandons à nos (deux) amis de bien vouloir arrêter cette comédie grotesque qui ne cache même plus leur désir de prendre le contrôle de l’organisation.
Le 26 avril dernier une A.G extraordinaire convoquée  par le président de l’organisation s’est tenue à Clichy, mais ces quelques membres du BE avaient préféré tenir au même moment une réunion ailleurs, témoignant ainsi un mépris total à l’endroit des adhérents qui avaient fait le déplacement.
Par conséquent, nous déclarons cette convocation nulle et non avenue.

La seule volonté des deux initiateurs de cette démarche, même enrichie de trois voix de membres du bureau exécutif, ne saurait suffire à légitimer une quelconque décision qui en découlerait.
 

 

Abdoul Aziz SOUMARE
Président de l'OCVIDH

 

 

 

Organisation contre les violations des Droits Humains en Mauritanie

http://sites.google.com/site/ocvidh/
http://ocvidh. blogspot. com/

ocvidh@yahoogroupes .fr
ocvidh001@yahoo. fr
ocvidh001@gmail. com

 

 

 

De : flamnet@yahoogroupes.fr [mailto:flamnet@yahoogroupes.fr] De la part de ocvidh
Envoyé : jeudi 14 mai 2009 17:47
À : flamnet@yahoogroupes.fr; forumdiaspora@yahoogroupes.fr; dik12003@yahoo.fr
Objet : [flamnet] Convocation des adhérents de l'OCVIDH à l'assemblée générale du 07 juin

 



 
 

Tous les adhérents de l'OCVIDH sont convoqués à une assemblée générale extraordinaire le  dimanche 07 Juin  2009
à 13 heures précises à
l'adresse suivante  à la cimade :80 rue du 08 Mai 1945 à Massy
Pour les transports en commun:

Prendre le RER B puis descendre à Massy Palaiseau
Puis prendre  le bus 399 et descendre à l'arrêt du 08 Mai 1945, la cimade c'est en face

Ou bien à partir de l'arrêt des Baconnets(RER B) , prendre le bus 119, pour le même arrêt du 08 mai 1945 c'est en face

En voiture: Prendre l'autoroute A 10 et prendre la sortie Massy à côté de cora, la cimade est à 200 mètres

 

Le bureau exécutif de l'OCVIDH

         Contacts:Mr Diagana 06 23 06 41 42
                         Mr Dia  06 16 19 22 22
                         mail ocvidh001@wanadoo.fr
                   site internet :www.ocvidh.org